OLYMPIENNES ET MARSEILLAISES

D2 (match en retard) Les Olympiennes en relance à Aurillac

21 Février 2015, 15:33pm

Publié par Philippe Serve

D2 (match en retard) Les Olympiennes en relance à Aurillac

 

Par Philippe Serve

Ce dimanche 22 février (15h), l’Olympique de Marseille féminin se déplace sur le terrain d’Aurillac-Arpajon pour y disputer un match en retard de la 13e journée et mettre son calendrier à jour. Privées de leur capitaine Léa Rubio (suspendue) et d’Alicia Pourquiès (blessée), les Olympiennes auront à cœur de se relancer après leurs deux défaites, en championnat devant Claix et en Coupe à Saint-Étienne. Une rencontre décisive dans la chasse aux crocodiles…

En abordant le premier des neuf cols restant à gravir jusqu’à la fin de saison avec pour ultime objectif l’accession à la D1, les Olympiennes auront pour mot d’ordre ce dimanche à Aurillac : « Ne pas se rater ». Avant ce match de rattrapage (reporté de la 13e journée), l’OM pointe à la 2e place du classement, 7 pts derrière Nîmes. Une victoire dans le Cantal ramènerait les joueuses de Christophe Parra à 3 pts. Avec l’avantage de recevoir les Crocodiles gardoises le 12 avril (18e j). Ne pas se rater aussi, en regard du dernier match joué en championnat (14e j), et perdu à domicile devant Claix (1-3). Un match au contenu très satisfaisant, mais au résultat plus que décevant et frustrant. Depuis, les Olympiennes se sont à nouveau inclinées à Saint-Étienne pour le compte des 8es de finale de la Coupe de France (0-2), mais de manière logique et avec les honneurs.

Se relancer

Il faut donc relancer la machine à gagner. La tâche ne sera pas aisée. D’abord, car Aurillac est une solide équipe de D2. 8e, à 12 pts de l’OM en ayant disputé un match de moins, avec un bilan assez équilibré (5 v, 1 n, 6 d, 22 bp, 23 bc). À domicile, les joueuses du Cantal n’ont cédé que deux fois : devant le leader Nîmes (0-1) et, de façon plus étonnante, la lanterne rouge Blanzy (0-2). Elles ont, à l’inverse, battu Toulouse, Claix et Nivolas. Depuis la reprise, après la trêve hivernale, Aurillac n’a disputé qu’un match, il y a un mois : une défaite à Toulouse (1-2). Les Marseillaises devront oublier le large score de leur victoire à l’aller (4-1). Une première raison est que ce score parut un peu trompeur, l’OM ayant piétiné toute une mi-temps avant de s’imposer devant une équipe très regroupée et parfaitement organisée. Ensuite, parce que la formation olympienne sera très différente. Pas moins de quatre joueuses sur les onze ayant débuté la rencontre aller manqueront cette fois au coup d’envoi : Léa Rubio (suspendue), Alicia Pourquiès (blessée), Lugdivine Montagna (malade) et Cathy Abou-Deraa (choix de l’entraîneur). Les deux premières nommées avaient marqué et délivré chacune une passe décisive. Leurs absences pèseront, même si l’on peut faire confiance à Christophe Parra et aux joueuses appelées pour les compenser.

Mini-Pouce est de retour !

Un retour, une arrivée

Les diverses absences permettent deux petits événements dans la composition du groupe. Le retour sur le terrain de Laura Gouy pour commencer. « Mini-Pouce » (18 ans, 154 cm, formée à Lyon), longuement blessée, n’était plus apparue en équipe première depuis la saison 2012-2013. Vrai espoir du football français, joueuse polyvalente, sa réapparition est des plus sympathiques… D’autre part, le forfait de Pourquiès et la non-retenue de C. Abou-Deraa propulsent Tania Renda en équipe première. Arrivée au club cette saison en provenance de Saint-Cannat, la déjà expérimentée Tania (30 ans dans quelques jours) s’est jusqu’ici contentée de remplir les filets en DH (15 buts en 17 matchs). On surveillera de près son temps de jeu… et ce qu’elle saura en faire.

Tania Renda pour une première.

L’enjeu

Au-delà de la nécessité de briser la « malédiction Rubio » (l’équipe n’a jamais réussi à gagner cette saison sans sa capitaine), l’enjeu fondamental de cette rencontre sera tout simplement de garder son destin entre ses mains ou plutôt ses pieds. Et seule une victoire peut l’y autoriser. Elle est donc plus que nécessaire, elle est devenue obligatoire. Perdre une deuxième fois d’affilée dans un championnat serait tout simplement une première dans la jeune histoire de cet OM féminin. On veut l’éviter. Les Olympiennes devront faire fi des éventuelles conditions difficiles de matchs (de la neige est annoncée pour ce samedi soir sur Aurillac), et tout donner. La grande aventure passe par le Cantal et ne doit pas s’y arrêter.

P.S.

Le groupe (à noter que Christophe Parra a décidé de n’emmener qu’une seule gardienne) :

Gardienne : Anaïs Hatchi.

Défenseures : Laura Gouy, Tess Laplacette, Anaïs M’Bassidjé, Émilie Pelloux, Camile Perrin, Laure Roffe-Vidal.

Milieux : Madeleine Anigo, Hadia Benabdelghani, Charline Marcilly, Caroline Pizzala.

Attaquantes : Pauline Cousin, Tania Renda, Éloïse Vallet, Cécilia Vignal.