OLYMPIENNES ET MARSEILLAISES

Les Olympiennes réenclenchent la marche avant

23 Février 2015, 00:33am

Publié par Philippe Serve

Les Olympiennes réenclenchent la marche avant

 

Par Philippe Serve

En gagnant leur match en retard à Aurillac (2-1), l’Olympique de Marseille féminin s’est remis dans le sens de la marche. Une victoire qui ramène l’équipe à 3 pts du leader Nîmes, et ce, malgré des joueuses d’importance absentes.

Nous l’avions écrit en présentation de ce match, la machine à gagner olympienne devait se relancer ce dimanche dans le Cantal, au risque de voir les espoirs d’accession à la D1 très sérieusement compromis avant même le sprint final. L’enjeu était grand et paraissait périlleux. Aurillac est une équipe solide, les Marseillaises restaient sur deux défaites (en championnat devant Claix et en Coupe à Saint-Étienne), et se trouvaient privées de trois titulaires : Léa Rubio – suspendue trois matches ( !) pour son expulsion dimanche dernier —, Alicia Pourquiès et Lugdivine Montagna. Ajoutons des conditions météo pas évidentes : une température de 2°, et une forte chute de neige la veille qui avait laissé la pelouse grasse et bien blanche sur un côté. Tout de la rencontre piège. Les Olympiennes l’ont transformée en un nouveau match référence, peut-être pas par le contenu, mais par le résultat brut.

Une première mi-temps largement dominée.

Même si ce sont les joueuses du Cantal qui se créent la première occasion après seulement 20 secondes de jeu par sa plus dangereuse attaquante, Océane Saunier (née à… Marseille !), partie dans le dos de la défense mal positionnée, occasion superbement annihilée par Anaïs Hatchi, les Olympiennes maîtrisent le jeu durant ces 45 minutes. Pauline Cousin (7’), Caroline Pizzala (11’) donnent le ton, sans succès.  L’absence en milieu de terrain des deux pièces essentielles à l’édifice que sont Rubio et Pourquiès, avec leur vision du jeu et leur capacité à l’accélérer par la rapidité et la précision de leurs passes, explique certainement le déchet inhabituel des transmissions entre les lignes et la difficulté à trouver les décalages. Les joueuses de Christophe Parra vont néanmoins voir leur domination récompensée.

Deux minutes après avoir vu une main aurillacoise dans la surface sur un coup-franc de Pizzala, la capitaine du jour, main non sifflée par l’arbitre (33’), les Olympiennes ouvrent le score. Hatchi dégage loin. À la chute du ballon, Hadia Benabdelghani prolonge de la tête. Dix mètres plus loin, Pauline Cousin multiplie son mètre soixante-et-un, gagne son duel aérien et dévie à son tour le cuir pour Cécilia Vignal, sans doute légèrement hors-jeu. Celle-ci s’amène le ballon et fusille Élodie Pichon de l’entrée de la surface (35’, 0-1)… Cinq minutes avant la pause, Aurillac est tout près d’égaliser, mais le tir lobé de Vanessa Defargue, s’il arrive à tromper Hatchi, trouve le poteau sur son chemin… L’OM mène à la pause et rien de plus logique.

La malédiction brisée

La deuxième période sera plus laborieuse pour les deux équipes. Cousin s’ouvre un angle de tir, mais sa frappe fuit le cadre. Mais à la 65’, la Championne du Monde U17 (2012) ouvre très intelligemment à droite et entre deux adversaires pour Tess Laplacette, toujours aussi précieuse sur son côté par ses montées et ses centres. La jeune latérale envoie la balle au point de pénalty. Une défenseure d’Aurillac rate complètement son renvoi. Hadia Benabdelghani, qui a senti le coup, surgit et envoie une volée de toute beauté en pleine lucarne ! Elle peut aller se jeter dans les bras de Christophe Parra, aux anges (65’, 0-2)… La réduction du score est – presque – anecdotique, survenant au bout du temps additionnel. Une ouverture en profondeur, Roffe-Vidal qui laisse filer Saunier dans son dos, Hatchi qui sort dans les pieds de l’attaquante à 20 mètres de ses buts, mais se fait passer. 11e but en 12 matchs pour la joueuse d’Aurillac (90+3’, 1-2). « Presque » anecdotique, avons-nous écrit, car il serait bon de se souvenir qu’un match se joue jusqu’au coup de sifflet final et que la différence de buts peut toujours intervenir en fin de saison…

Nous parlions dans l’article de présentation précité de « Malédiction Rubio », l’équipe n’ayant jamais réussi cette saison à gagner sans sa capitaine. Ce mauvais sort est aujourd’hui brisé. Ce n’est pas la moindre des réussites du jour…

 Huit matchs se profilent encore à l’horizon, qu’il faudra transformer en grand chelem : la D1 en découlerait automatiquement. La prochaine rencontre, encore à l’extérieur (Monteux), ne se jouera pas avant 15 jours. De quoi continuer à travailler dans la sérénité, et récupérer blessées et malades.

P.S.

Stade de Baradel, OM bat Aurillac Arpajon 2 à 1. Mi-temps : 1-0.
Arbitre : M. Patrick Diat assisté de MM. Benoit Mallet et Franck Lecot.
Délégué : M. Michel Lasfargues.
Buts - Aurillac Arpajon : Saunier (90+3). OM : Vignal (35), Ben Abdelghani (60).
Avertissements - Aurillac Arpajon : X. OM : Vignal (79), M’Bassidjé (86).
Aurillac Arpajon : Pichon - Luc, Rabeyrolles, Teissedre, Defargues - Rouge (cap), Devez - Abdelli, Courel, Guellati - Saunier.
Entraîneur : Alain Morzières.
OM : Hatchi - Laplacette, Roffe-Vidal, M’Bassidjé, Perrin (Pelloux, 77) - Marcilly (Vallet, 70) - Pizzala (cap), Anigo - Ben Abdelghani (Renda, 85) - Vignal, Cousin.
Entraîneur : Christophe Parra.

Les Olympiennes réenclenchent la marche avant

Texte : © Philippe Serve / olympiennesetmarseillaises.com

Photo : © Meryll Vian / OM.net 2015, footofeminin

Vidéo : Kévin Marcou © OM.net 2015